L’injection réseau industrielle

Un placement sûr pour 20 ans

On dit que l’injection totale sur le réseau n’est plus aussi intéressante qu’il y a dix ans. Qu’en est-il véritablement ?

Le photovoltaïque s’est développé en France grâce à une politique d’incitation qui était basée sur un tarif de rachat avantageux, pouvant atteindre le double du prix du kWh consommé.

Les contrats d’obligation d’achat, établis pour une durée de 20 ans, permettaient ainsi de garantir le financement de l’installation quelque soit l’évolution de la conjoncture et de générer un bénéfice estimé à l’avance. Ces mesures ont porté leurs fruits puisqu’en 2019 la production photovoltaïque a atteint un record de 11,6 TWh. Dans le même temps, l’équipement est devenu moitié moins coûteux, tandis que la technologie a gagné en fiabilité et en rendement.

Aujourd’hui, les contrats de rachat existent toujours, mais ils ont évolué. Le solaire n’est plus une énergie subventionnée et le prix d’achat, qui rejoint celui du prix de vente, s’établit aux alentours de 10 centimes d’Euro. Compte tenu de la baisse de prix du matériel, ce tarif permet cependant d’atteindre des objectifs de rentabilité aussi satisfaisants que par le passé. Une centrale à injection totale est un investissement rationnel qui s’inscrit parmi les solutions de stratégie énergétique de l’entreprise.

C’est aussi un placement sûr dans une période d’incertitudes économiques, qui offre l’avantage de valoriser le foncier industriel, tout en auto-finançant un projet futur d’auto-consommation.

A savoir
Le contrat d’achat ne concerne que les centrales constituées de matériel neuf. En raison de ce critère d’éligibilité, l’injection totale est préconisée lors de l’installation d’une nouvelle centrale. Au terme du contrat de 20 ans, la centrale, qui sera alors remboursée, pourra être convertie avantageusement en auto-consommation.

Quel contrat pour 20 ans ?

Le contrat d’achat comporte un coefficient d’indexation qui est basé sur la valeur d’indices INSEE à la date anniversaire de la mise en service de l’installation. L’objet de ce calcul est de valoriser le prix d’achat en fonction d’indices liés à l’activité économique du pays ou à l’inflation.

Depuis 10 ans, les formules des contrats n’ont pas cessé d’évoluer : selon la puissance installée et la date de mise en service prévue, certains contrats s’avèrent plus avantageux que d’autres. Pour faire le bon choix, il est important d’être informé des mesures actuelles et de celles à venir.

SOLARGIE veille à vous faire bénéficier du contrat le plus intéressant pour votre installation. En 2021 par exemple, le seuil de l’appel d’offre de 100 kWh pourra être relevé à 300 voire 500 kWh. Selon les caractéristiques de votre projet, il pourra être judicieux de profiter de cette mesure ou de se dispenser d’attendre.

Avec l’injection totale, l’intégralité de l’énergie produite, qui transite par le réseau, est facturée au fournisseur. Concrètement, cette facture a pour effet de rembourser l’électricité consommée, pro-portionnellement à la taille de l’installation.

Choisir l’injection réseau ou l’auto-consommation ?
Auto-consommation pour qui ?
Pour les activités dont la consommation d’électricité coïncide avec les pics d’ensoleillement, c’est-à-dire surtout l’été et aux heures les plus chaudes de la journée. Les entrepôts réfrigérés représentent le cas-type qui se prête le mieux à l’auto-consommation.
Injection totale pour qui ?
Pour les activités peu gourmandes en électricité ou à la consommation fluctuante, qui disposent de grandes surfaces de toiture et qui veulent valoriser le foncier existant ou de nouvelles constructions à bâtir. Les entrepôts non climatisés et les grands abris couverts sont propices à l’injection totale.

Comment choisir le matériel photovoltaïque pour l’injection réseau ?

Le rôle de l’onduleur photovoltaïque en injection réseau

Les panneaux photovoltaïques produisent un courant continu qui ne peut pas être utilisé tel quel sur le réseau. En effet, l’énergie qui circule sur le réseau est un courant alternatif qui se caractérise, entre autres, par une tension et une fréquence spécifiques.

Le rôle de l’onduleur est de convertir le courant continu issu des panneaux solaires en courant alternatif synchronisé à la fréquence du réseau : il analyse le signal qui provient du réseau et injecte un courant conforme à ses caractéristiques.

Cette pièce maîtresse de l’installation doit être choisie avec soin. Par exemple un onduleur vendu plus cher mais offrant un rendement supérieur va générer plus de revenu qu’un appareil bon marché, à première vue techniquement équivalent, mais qui dissipe une partie de l’énergie sous forme de chaleur.

L’onduleur doit aussi pouvoir être facile et économique à entretenir pendant toute la durée du contrat.

La surveillance de l’installation

Selon la configuration des bâtiments, une installation-type de 100 kWc peut produire jusqu’à 140 000 kWh par an et va générer un revenu connu à l’avance. Une telle centrale qui va rapporter environ 280 000 € sur la durée du contrat ne peut se permettre de perdre des semaines de production à cause d’une défaillance technique passée inaperçue.

SOLARGIE prévoit dans ses solutions clé en main une supervision permanente de la production afin de déceler toute baisse de la production et de pouvoir intervenir immédiatement.

Un investissement militant
En injection totale, le réseau joue le rôle d’une mutualisation de l’énergie produite. Lorsque l’énergie produite est supérieure à celle qui est consommée sur le site de production, le courant injecté sur le réseau bénéficie en priorité aux voisins. Au niveau local, pendant toute la durée d’ensoleillement, l’énergie solaire va donc primer sur les énergies fossiles ou nucléaire.
Ceci peut être vu comme un engagement concret à l’éco-citoyenneté : l’injection réseau est une opportunité de devenir acteur dans l’effort de lutte contre le réchauffement climatique.

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